Flocage, flex ou transfert DTF
Trois mots pour trois choses différentes, et un seul geste qui les réunit : la presse à chaud. Voici ce qui les sépare vraiment, et lequel tient le mieux sur ce que vous voulez faire marquer.
Ce que les gens appellent « flocage »
Dans la vie courante, « flocage » désigne à peu près tout ce qui se pose à la presse à chaud sur un vêtement : le nom au dos d'un maillot, le logo sur une veste de chantier, le visuel d'un tote bag. Le mot est resté des années 2000, quand la technique dominait les clubs de football.
Techniquement, c'est plus précis que ça — et ça change ce que vous obtenez.
Le flocage, au sens strict
De très fines fibres textiles dressées sur un support adhésif, découpé à la forme du visuel puis pressé. Le rendu est mat, en relief, et se reconnaît au toucher : c'est du velours.
Une couleur par découpe. Un logo à trois couleurs demande trois passages superposés, ce qui coûte trois fois plus cher et épaissit la pièce. Les détails fins et les petits textes ne sortent pas : la fibre ne descend pas sous quelques millimètres.
Le flex
Le même principe, avec un vinyle lisse au lieu des fibres. Plus fin que le flocage, brillant ou mat selon la matière, et un peu plus durable au frottement.
Même limite : une couleur par découpe, et un échenillage — retirer à la main les parties de vinyle qui ne font pas partie du dessin — qui devient impossible sur un motif complexe.
Le transfert DTF
Votre visuel est imprimé en quadrichromie sur un film, encollé avec une poudre thermofusible, cuit, puis pressé sur le vêtement. Rien n'est découpé : la machine imprime ce que contient votre fichier.
Conséquence directe : le nombre de couleurs ne change pas le prix. Un dégradé, une photo, un logo à sept teintes coûtent le même prix qu'un texte noir. Le rendu est fin, souple, et supporte le lavage domestique à 40-60 °C sur plusieurs dizaines de cycles.
Alors, lequel ?
Pour un nom et un numéro au dos d'un maillot, pour un logo d'entreprise, pour un visuel d'événement : le DTF, sans hésiter. Il fait tout ce que le flex et le flocage font, en couleur, sans surcoût, et sans les limites de la découpe.
Le flocage garde un seul avantage réel : son toucher velours, quand l'effet lui-même est recherché — un lettrage rétro, une pièce de mode. C'est un choix esthétique, pas technique.
Et pour ce qui doit durer des années — une veste de travail lavée chaque semaine, un polo d'accueil porté tous les jours — la question ne se pose plus entre ces trois-là : c'est la broderie qui gagne. Du fil cousu dans la maille ne se décolle pas.
Les trois techniques, côte à côte
| Flocage | Flex | Transfert DTF | |
|---|---|---|---|
| Rendu | Velours en relief | Vinyle lisse | Impression fine et souple |
| Couleurs | Une par découpe | Une par découpe | Quadrichromie, sans surcoût |
| Détails fins | Non | Limités | Oui, jusqu'aux dégradés |
| Nominatif | Coûteux | Coûteux | Pièce par pièce, sans frais de calage |
| Lavage | 40 °C, craquelle avec le temps | 40-60 °C | 40-60 °C, plusieurs dizaines de cycles |
| Chez Texelio | Non | Non | Oui |
Questions fréquentes
Vous faites du flocage ?
Ce que vous appelez flocage — un nom, un numéro, un logo pressé à chaud —, nous le faisons en transfert DTF : même geste, meilleur résultat, et toutes les couleurs au même prix. Le flocage velours au sens strict, non : il ne rend service que sur un effet de matière, et nous préférons faire deux techniques correctement plutôt que quatre à moitié.
Le DTF tient-il aussi bien que le flocage ?
Mieux, dans presque tous les cas. Le flocage finit par se craqueler et perdre ses fibres au lavage ; le DTF, correctement pressé, tient plusieurs dizaines de lavages à 40-60 °C. Sur un usage extrême — lavage industriel, frottement quotidien —, c'est la broderie qu'il faut viser, ni l'un ni l'autre.
Combien coûte un marquage DTF ?
Un prix fixe par emplacement et par pièce, quelle que soit la quantité : petit format pour un cœur, une manche ou une nuque, grand format pour un dos complet. La grille est publiée, et le prix total s'affiche pendant que vous configurez votre pièce.
Peut-on mettre un prénom différent sur chaque pièce ?
Oui, c'est le marquage nominatif, et c'est justement là que le DTF prend l'avantage : chaque pièce est traitée individuellement, sans frais de mise en route par joueur. Une équipe complète part dans le même délai qu'une pièce unique.
Et sur un sac, une casquette, un tablier ?
Le DTF se pose sur toute surface textile plane qui supporte la presse. Sur une casquette, la broderie donne un meilleur résultat : la surface est bombée et rigide. Envoyez-nous la pièce et le visuel, on vous dit ce qui tiendra.